A quelques mois de l’échéance, le président du Conseil départemental Nicolas Perruchot déclare forfait.
L’annonce fait la « une » de la Nouvelle République de ce lundi 4 janvier.
Raison invoquée : le climat d’affaires pesant qui entoure le président sortant.
En septembre dernier c’est tout d’abord la divulgation d’un enregistrement pirate réalisé pendant une réunion d’élus de la majorité, dans lequel Nicolas Perruchot déclare que « 80 % des électeurs sont cons » !
Ensuite, ce sont d’abord deux élues, Christina Brown et Isabelle Gasselin de la majorité qui ont révélé des faits relevant du harcèlement sexuel de la part d’un autre élu, évoquant  » des comportements machistes, virulents même violents. »
Dernière salve : les questions du Canard enchaîné au sujet d’un prêt de plus d’un million d’euros pour l’achat d’une villa en Corse. L’article est relayé par la Nouvelle République le 31 décembre.
C’est ce dernier coup qui conduit Nicolas Perruchot à jeter l’éponge afin dit-il de protéger sa famille. Craignait-il de nouvelles révélations ?
On peut bien sûr s’interroger sur la l’origine de ces révélations. « On est face à des gens haineux, qui n’ont aucun code d’honneur, pour qui tous les moyens sont bons, c’est invivable et inhumain, un acharnement, on veut m’abattre… On n’a jamais connu un climat pareil…  » déclare l’intéressé.
Mais il déclare ne pas savoir qui est la manoeuvre, même si le but est clair : libérer son fauteuil au profit de quelqu’un d’autre.
La NR feint la même ignorance sur l’origine de ces attaques : « Qui ? Pourquoi ? Ami ou ennemi politique ? »
Tous ceux qui connaissent la vie politique du Loir et Cher ont certainement une petite idée, tout comme nous.
Notre département, en apparence tranquille, a connu d’autres « coups tordus » et réglements de comptes entre alliés d’un jour.
Il semble bien que le « nouveau monde » n’y ait pas changé grand chose.
De son côté le Rassemblement national se prépare sereinement pour les élections départementales. Comme en 2015, nous serons présents dans tous les cantons. Nous en reparlerons quand la date des élections sera enfin connue, et que la situation sanitaire permettra de faire campagne.

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