Autour de Michel Chassier, conseiller régional de Loir et Cher, et de Olivier Besnard, conseiller municipal de Mer, une délégation de cadres et de militants du RN41 étaient présents hier à Blois pour l’hommage au professeur décapité.
Enseignants, élus, citoyens étaient venus en nombre, près de 2000 selon la Nouvelle République.
Mais tout de suite on ressent que l’ambiance est étrange, faite de tristesse, de sidération, mais aussi de résignation.
La manifestation était organisée par des syndicats d’enseignants, et les prises de paroles très brèves, peut-être une minute pour la première, trois minutes pour la seconde relevaient du service minimum.
Un peu de compassion, l’effroi devant l’horreur du geste, mais aussitôt le seul mot d’ordre : « il ne faut pas stigmatiser« .
Après quoi une minute de recueillement suivie d’applaudissements. Puis quelques personnes dans la foule lancent une Marseillaise timidement reprise. Peut-être certains avaient-ils du mal à chanter « ils viennent jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes« … Un individu préfère brandir le poing levé.
Incapables de poser les mots, les organisateurs proposent alors une marche silencieuse dans les rues de Blois.
Le cortège s’ébranle lentement, triste, résigné, on ne perçoit pas le moindre sentiment de révolte, seulement, au-delà des mots, un commencement de soumission. Le cortège des moutons hébétés, résignés, impuissants.
Pour nombre de ces enseignants aveuglés par des années de discours anti-national, de repentance, de culpabilisation qu’ils transmettent à leurs élèves, ils n’entrevoient qu’une seule chose : c’est que les faits nos donnent raison. Et cela les gène, car ils ne veulent pas encore l’avouer.
Michel Chassier le rappelait dans un communiqué publié le jour même : « depuis 40 ans nous avons alerté sur le risque d’un conflit de civilisation sur notre sol« . C’est aujourd’hui une évidence, mais cinq ans après les attentats de Charlie Hebdo la réaction de la classe politique est toujours la même.
Il est temps que les Français réagissent.
Dans un pays où les policiers sont attaqués tous les jours par des « jeunes » qui ont la haine de la France, les enseignants auraient tort de croire qu’ils seraient protégés parce qu’ils baissent la tête.
Plus que jamais le slogan qui marque notre rentrée politique est d’actualité : « Français réveillez-vous !« 

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