Vos élus RN à l’Agglo, de g. à dr. Jean-Louis Berger, Michel Chassier et Mathilde Paris.

Il aura fallu attendre le dernier budget de la mandature pour voir la confirmation des alertes que nous avons lancé régulièrement depuis 2014.
En 2015 déjà, il avait fallu adopter, je cite « un bouquet de mesures d’ajustement » pour réduire la voilure, en particulier sur le jeu de Paume, en raison de la baisse des dotations de l’Etat.
Mais il était encore prévu 51 M€ d’investissements sir la période 2015-2019.
Désormais, sur la période 2020-2024 il n’est prévu que 23 M€.
Autant dire qu’aucun projet structurant pour l’Agglo ne peut être envisagé.
Mais l’explication qui est donnée est encore plus inquiétante. Cette situation résulte d’une contraction des recettes de fonctionnement, alors que dépenses présentent une forte rigidité.
Outre les dotations, qui vont continuer à diminuer lentement mais régulièrement, ce sont les recettes sur les entreprises, principalement la CVAE qui s’avèrent incertaines.
Une CVAE dont le produit attendu est en baisse de 900 k€ en 2020, en bonne partie à cause de baisse d’activité et des réorganisations chez Delphi, 1er employeur privé blésois avec 1300 salariés.
C’est un sujet que tout le monde évite dans cette campagne, pourtant le rachat et la fusion avec Borgwarmer doit notamment permettre de faire des économies, estimées à 125 millions de dollars d’ici 2023. Selon un responsable syndical « Tout ce qu’on produit à Blois est réalisé partout dans le monde. BorgWarner va-t-il vouloir dégraisser un peu partout ».
Pour ne rien arranger, Delphi a perdu un contrat avec PSA peu de jours avant l’annonce du rachat par BorgWarner et le site de Blois était notamment concerné pour le développement et la production d’une nouvelle génération d’injecteurs pour 2022. Les délégués syndicaux ne cachent pas leurs inquiétudes quant à la répercussion de la perte de ce contrat sur les effectifs de l’usine blésoise.
Les conséquences seraient lourdes au niveau de la Ville et de l’Agglomération.
Nous ne cessons de le répéter à Blois comme à la Région, Agglopolys n’est pas en mesure de résister entre les deux métropoles de Tours et Orléans, c’est pourquoi nous avions demandé que le SRADDET consacre davantage de moyens aux villes moyennes et à la ruralité au sens large.
A titre de comparaison, pendant qu’Agglopolys prévoit 23 M€ d’investissements sur 5 ans, Tours Métropole va investir 114 M€ en 2020, et Orléans Métropole 115 M€ !
Traduction, comme l’a rappelé Michel Chassier, quand Agglopolys investit 1 € par habitant, Orléans ou Tours investissent 3 €,
Nous attendons sur ce sujet les réactions du tandem Gricourt-Degruelle, comme du candidat soutenu par Jacqueline Gourault et Nicolas Perruchot, tous deux anciens présidents de l’Agglo.

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