Pour ces dernières orientations budgétaires de la mandature 2014-2020, Michel CHASSIER, Président du groupe municipal RN « Une Autre Voie pour Blois » a réaffirmé le sérieux, la rigeur et le réalisme des propositions du Rassemblement National pour la ville dans un cadre contraint. Loin des promesses de certains candidats déclarés aux prochaines élections qu’ils ne pourraient pas tenir comme le doublement des effectifs de police municipale. Rien qu’en salaires, cette mesure couterait 1,6 millions d’euros par an !

Sur le fonctionnement :

Bien que la Ville puisse compter comme nouvelle recette sur le transfert de la part départementale de la taxe foncière en compensation de la suppression de la Taxe d’Habitation voulue par Macron, l’élu RN rapelle aussi que les dépenses de fonctionnement de la collectivité ne peuvent plus excéder 1,12 % par an en dépit d’une certaine rigidité affichée. Il constate dubitativement qu’elles évoluent plus rapidement que les recettes censées les financer et qu’elles atteindraient 2,5% en 2020 si la Ville conservait dans son giron la compétence « eau et assainissement » ! Il avertit qu’en 2024, l’épargne nette pourra tout juste financer la dette malgré la baisse des intêrets d’emprunt du fait des taux bas. Enfin, l’élu RN ironise sur les tergiversations au sein de la majorité à propos de la patinoire éphémère jugée énergivore par les écologistes « espérant qu’elle  ne fasse pas patiner les relations avec le maire sortant »!

Sur l’investissement :

L’élu RN évoque ses doutes sur la faisabilité et la pertinence du futur « Carré Saint Vincent » qui tournerait le dos à la Loire et déplacerait la zone de chalandise du coeur de ville plutôt que de la dynamiser : 1,5 M€ de crédits étaient ouverts en 2020 pour ce programme et sont maintenant étalés jusqu’en 2023. Egalement, Michel Chassier évoque la vente et le devenir de l’Hôtel-Dieu (3,25 M€ de recettes de cession d’immobilisation) pour lequel nos élus avaient déploré les conditions du lancement de l’appel à projet ainsi que l’élaboration du cahier des charges qui fait place au logement plutôt qu’aux activités. Ainsi, le RN propose de rouvrir un marché couvert sur le site de l’ancienne halle et de déplacer le Musée de la BD sur le site de l’Hôtel-Dieu. L’espace Saint-Vincent pourrait intégrer un volet culturel en regroupant l’exposition Lorjou et la Fondation du Doute. A noter que l’effort annoncé au profit de la voirie, 750 000 € se trouve englobé dans le « Programme Pluriannuel d’Investissement », une enveloppe de 1 million d’€. Cela voudrait dire qu’il ne reste que 250 000 € pour toutes les autres opérations sur la patrimoine ?

En conclusion, malgré un contexte financier difficile, Michel Chassier regrette que le rapport présenté ne précise pas les postes sur lesquels il existe une marge de manoeuvre financière, et que les arbitrages préconisés par l’opposition ne puissent être débattus et approfondis en commission. L’élu s’inquiète du déclin des centres-villes exception faite des grandes métropoles comme Orléans et Tours dans la région et met en garde contre la métropolisation grandissante des territoires. Au delà des équipements et des services au public, la survie des villes-moyennes passe par leur développement économique… compétence partagée avec Agglopolys.

Télécharger l’intervention complète : CM 25-11-2019 – ROB 2020