Le quai Saint Jean envahi par la végétation, un patrimoine menacé.

Lors du dernier conseil municipal Michel Chassier a fait un constat lucide : la diminution de la dette, dont se vante le maire, est moins importante que la baisse des investissements.
Pour faire simple, les dépenses d’équipement ont diminué de plus de 5 millions d’euros sur la moyenne des 4 dernières années, tandis que l’emprunt n’a diminué que de 1,5 million.
Nous avions fait le même constat pour Agglopolys, qui n’a pas encore défini ses priorités pour la prochaine mandature.
Et pendant ce temps Tours et Orléans devenues métropoles disposent de compétences et de moyens sans aucune comparaison avec les nôtres, et lancent sans attendre des investissements d’avenir.
Cela risque de creuser un peu plus l’écart, et il n’est pas certain que le SRADDET (schéma régional) puisse y changer grand chose.
Le Carré Saint Vincent, toujours en attente d’une « locomotive » commerciale qui ne vient pas, est toujours en panne, tandis que la présentation des projets pour l’Hôtel Dieu est reportée.
Mathilde Paris s’est exprimée également pour regretter la vente de l’ancienne école Victor Hugo, sans que les élus n’aient débattu d’une autre solution et sans publicité.
Michel Chassier déplore que les bords de Loire, au niveau du quai Saint Jean, soient envahis par la végétation, alors qu’il s’agit d’un site patrimonial caractéristique de l’époque de la marine de Loire. Pour la majorité, ce n’est qu’un peu d’herbe, propice à la biodiversité. En réalité il pousse désormais des arbres dont les racines risquent d’endommager les maçonneries.
Enfin l’élu RN s’est inquiété de la pérennité du site Blésois de Delphi, premier employeur privé local, à l’heure où les gouvernements font la guerre au diesel par aveuglement idéologique. La réponse du maire s’est voulue rassurante, mais les productions devant se substituer aux systèmes d’injection diesel ont bien du mal à décoller.
Autant de questions qui vont se poser à l’occasion des municipales de 2020.