Carré Saint Vincent-JMPCarré Saint Vincent : le projet est bien mal engagé.
Une droite locale affaiblie et divisée, LREM qui se cherche une tête de file, Marc Gricourt pourrait voir venir la prochaine échéance municipale avec sérénité.

Mais rien n’est moins certain.
Alors que nous sommes entrés dans la dernière année de mandat, plusieurs dossiers risquent de poser problème.
1) le Carré Saint Vincent. Nous n’avons jamais été vraiment convaincus par le bien fondé de ce projet, décidé lors de la précédente mandature et soutenu à la fois par la majorité et par Jacques Chauvin. Aujourd’hui, faute d’une enseigne qui ferait office de « locomotive », la commercialisation de l’ensemble semble problématique, et tous les coûts ne sont pas maîtrisés.
Et désormais Louis Buteau, ancien adjoint au commerce qui avait soutenu le projet depuis le début se met à son tour à le critiquer.
Nous en reparlerons prochainement, mais une chose est sûre : la Carré Saint Vincent ne sortira pas de terre d’ici la fin de cette mandature.
2) L’Hôtel Dieu. Les services de l’Etat vont quitter le site d’ici fin 2020. Or le foncier appartient à la Ville, qui va se retrouver avec ce bâtiment historique sur les bras, mais pour quelle destination.
Ne voulant pas revivre les péripéties de la caserne Maurice de Saxe, où le projet a mis plusieurs à sortir, la Ville veut aller vite. Un appel à projet a été voté lors du dernier conseil municipal. le seul problème c’est qu’il aurait déjà 6 candidats sur l’affaire. Il faudra s’assurer qu’il y ait bien une égalité de traitement si d’autres candidats se présentent.
Sur le fond du projet, nous jugerons le moment venu, mais il nous semble important de faire revivre les bords de Loire.
3) Des affaires qui pourraient devenir embarrassantes.
Plusieurs affaires dans l’entourage du Maire ou de son équipe risquent aussi de lui porter préjudice.
Récemment c’est un jeune conseiller communiste de sa majorité qui fait l’objet d’une plainte pour viol. Même s’il faut respecter la présomption d’innocence, c’est gênant en terme d’image.
Plusieurs recours ont été introduits contre des projets immobiliers, avec des fortunes diverses, d’autres sont en cours, et certains regrettent aussi un manque de publicité à l’occasion de cessions du patrimoine de la Ville, comme pour l’ancienne école Victor Hugo, tout près du château, vendue sur la base de l’estimation des domaines.
Une autre affaire qui commence à agiter les réseaux sociaux pourrait bientôt sortir au grand jour : une plainte déposée contre Denys Robiliard pour prise illégale d’intérêt a été déposée auprès du Procureur de la République.
Et un ancien du maire de Blois, aujourd’hui « en marche », pourrait bien se charger de souffler sur les braises
Pour notre part, nous continuerons à vous informer, et à préparer sereinement les municipales de 2020, dans l’intérêt de Blois et de tous les Blésois.